Un penseur pour aborder les défis auxquels nous faisons face, collectivement, avec l’intelligence artificielle ?

Un penseur pour aborder les défis auxquels nous faisons face, collectivement, avec l’intelligence artificielle ? Un philosophe pour nous aider à conjuguer innovation technologique, cadre légal, moralité et éthique ?

 

Pascal. Il y a quatre siècles, le philosophe Pascal posait un cadre robuste qui nous permet encore aujourd’hui de penser l’IA.

 

1️⃣ L’ordre techno-scientifique : C’est le domaine du possible et de l’impossible. La technologie en repousse sans cesse les limites. Mais ce qu’il est techniquement possible peut devenir totalement hors de contrôle (La reconnaissance faciale qui peut se dégrader en surveillance généralisée, les deepfakes qui bousculent la valeur de vérité, etc.)

 

2️⃣ L’ordre juridico-politique : La loi et l’État posent les limites du légal et de l’illégal. Des régulations telles que le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) et le AI ACT de l’Union Européenne sont mises en place pour protéger les citoyens. Mais ce n’est pas assez. Sans équilibre, il est aisé de tomber dans un excès de légalisme ou dans l’anarchie.

3️⃣ L’ordre moral : Ici, il s’agit du bien et du mal, du devoir et de l’interdit. Cet ordre est essentiel pour guider des dilemmes tels que ceux posés par l’utilisation des drones militaires, les voitures autonomes, etc.

 

4️⃣ L’ordre éthique : Cet ordre repose sur la bonté, la vérité, la liberté. Il vient limiter les autres ordres en y ajoutant une dimension proprement humaine, et par exemple veiller à ce qu’une IA de recrutement automatisé ne reproduise les biais existants et n’amplifie les inégalités.

 

➡️ L’IA est donc nécessairement un sujet de direction générale. En s’inspirant des quatre ordres de Pascal, les dirigeants peuvent prendre des décisions éclairées et éthiques, garantissant que l’innovation technologique s’accompagne de responsabilités juridiques, morales et éthiques solides.