Dix ans seulement ! En une décennie, l’économie est passée du contrôle du pétrole à celui des données.
La donne a profondément changé . Comme le montre le tableau, depuis 2011, les plus grandes capitalisations boursières sont dominées par les entreprises technologiques, symboles de la suprématie des données.
Ce changement redéfinit les rapports de force géopolitiques. Les tensions entre les États-Unis et la Chine pour la suprématie en IA soulignent l’importance stratégique de cette technologie.
La course à l’IA est une nouvelle forme de compétition internationale pour le capitalisme évolue vers un modèle où « le gagnant rafle tout », dominé par peu d’acteurs.
La puissance de ce modèle réside dans la capacité à mobiliser rapidement d’importants capitaux, tout en tirant parti de rendements croissants amplifiés par les effets de réseau.
OpenAI ne se contente plus d’investir massivement dans l’IA générative, elle brûle des milliards ! Avec une perte colossale de 5 milliards de dollars prévue pour 2024.
De fait, la puissance financière des GAFAM leur permet d’investir massivement en R&D, dépassant parfois des pays entiers. En 2023, Amazon a investi , en R&D IA et Infrastructure, surpassant les , de la France en R&D !
Face à la concentration du pouvoir technologique, plusieurs régions tentent de réguler l’usage de l’IA.
L’UE avance avec son AI Act, là où Californie, rejette une loi qui aurait imposé des exigences strictes de sécurité pour les IA, arguant qu’elle freinerait l’innovation.
De plus, le développement de l’IA nécessite une consommation énergétique importante, positionnant la durabilité écologique comme instrumentale dans le développement futur de ces technologies.
Enfin, dans une économie basée sur les données, la souveraineté et la confidentialité sont plus que jamais essentielles, alors que la rapidité de l’évolution technologique exige une adaptation constante des cadres légaux.
Crédit image : Accuracy