Et si l’IA ne remplaçait pas simplement les humains au travail, mais compensait aussi ceux qui ne vont pas naître ?

Il y a les faits, et il y a débat. Comment dans des économies marquées par un déclin démographique, avec une force de travail réduite, maintenir la productivité et répondre aux besoins sociaux ?

Il y a quelques chiffres marquants.

  • Le taux de croissance annuel de la population mondiale est passé de 2,3 % en 1963 à environ 0,9 % aujourd’hui,
  • À partir de 2073, il y aura plus de personnes âgées de 65 ans et plus que de jeunes de moins de 15 ans,
  • Le nombre de personnes âgées de 80 ans ou plus devrait passer de 146 millions en 2020 à 881 millions en 2100,
  • « le paradoxe de la productivité », qui voit stagner la productivité dans les pays développés, malgré les avancées technologiques.

Il y a les techno-optimistes, qui voient en l’IA la panacée capable de résoudre tous nos défis économiques et sociaux. 

Avec des populations vieillissantes et des taux de natalité en baisse, robots et algorithmes pourraient remplacer les tâches répétitives et soutenir les économies en garantissant la continuité des services essentiels. Pour eux, l’IA est une réponse pragmatique à la diminution de la population active. Comme l’affirme Peter Diamandis, fondateur de Singularity University : “L’avenir est meilleur que vous ne le pensez. L’IA va transformer chaque secteur, y compris la manière dont nous gérons les pénuries de ressources humaines.”

Il y a les techno-sceptiques, qui alertent sur les fractures sociales et écologiques.

Ils soulignent que l’IA pourrait concentrer les gains de productivité entre les mains des grandes entreprises technologiques, tout en éliminant les emplois peu qualifiés, exacerbant ainsi le chômage et l’exclusion sociale. Ils mettent aussi en garde contre la déshumanisation des secteurs comme la santé et l’éducation, où l’empathie et la créativité sont irremplaçables. De plus, l’empreinte environnementale de l’IA, avec la consommation énergétique massive des data centers, est souvent sous-estimée. C’est que dans l’état de Virginie, 25 % de l’électricité de l’État est déjà consommée par les data centers !

Il y a les partisans d’une approche équilibrée, qui prônent une intégration mesurée de l’IA.

Ils considèrent l’IA et l’automatisation comme des outils puissants pour relever les défis démographiques, mais insistent sur la nécessité de préserver l’équité sociale, de protéger les droits des travailleurs, et d’assurer la durabilité environnementale. Ce groupe, composé d’économistes, de décideurs politiques et d’experts en innovation sociale, se concentre sur l’adaptation des systèmes éducatifs pour préparer les travailleurs aux nouvelles réalités technologiques, tout en réorientant les emplois vers des domaines où les humains restent indispensables. Ils soutiennent que l’IA doit être mise en œuvre de manière à renforcer la cohésion sociale et non à aggraver les inégalités.

Au fond, comment mettre à profit l’efficacité de l’IA pour construire des modèles économiques viables, même avec une population réduite ?

L’IA est-elle une des solutions aux défis démographiques à venir ?

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